Les apparitions de Saint Michel Archange

 

 Apparitions de Saint Michel


 

 

 

 

MONT TOMBE

(Mont Saint Michel)



Rappelons les principales circonstances de l'apparition de saint Michel dans la Gaule chrétienne.

Saint Aubert, dixième évêque d'Avranches, eut une vision dans laquelle saint Michel lui ordonna d'élever en son honneur une église et un monastère sur un immense rocher que la marée haute ceint comme une île, et que les marins appelaient du nom sinistre de Tombe au péril de la mer. C'est aujourd'hui le mont Saint-Michel avec sa magnifique basilique, une des merveilles de l'Occident.

Saint Aubert craignit d'abord d'être le jouet d'un esprit de ténèbres, même après une seconde apparition. L'Archange lui apparut une troisième fois. « Je veux, lui dit-il, que tu élèves un sanctuaire sur ce mont sauvage ; j'y établirai ma demeure. Les peuples viendront y implorer mon secours contre leur ennemi que j'ai vaincu au commencement et qui reste toujours soumis à ma puissance. Lève-toi, va, qu'aucune difficulté n'arrête ton courage, je serai ta force. »

 Le saint évêque n'hésite plus. Il raconte au peuple la triple apparition de l'Archange, et avec une nombreuse phalange d'ouvriers, il gravit la montagne, au chant des hymnes et des cantiques.

On arrive au sommet. Le bois tombe sous la cognée, les pierres arrachées roulent jusqu'au fond de l'abîme, les monticules disparaissent et le terrain s'aplanit.

L'œuvre avance, encore un effort et l'emplacement sera préparé. I1 ne reste plus qu'une roche ardue.

Toutes les forces se réunissent, les leviers sont fixés, mais la roche géante résiste toujours. On ne peut ni l'entailler ni la soulever. Aubert est consterné, il implore l'assistance de saint Michel.

L'Archange apparaît la nuit suivante à Baïno, homme pieux et père de douze fils, qui habitait non loin de là, à Iciacus, aujourd'hui le village d'lluynes Ne crains point, lui dit-il, je suis l'archange Michel, et viens te quérir, pour aller porter aide à l'évêque Aubert ; lève-toi sans retard, prends tes fils et va à la montagne.

Obéissant à la voix céleste, Baïno se lève et part avec ses enfants, moins le plus jeune encore au berceau. II raconte à saint Aubert la vision dont il est encore ému, et il lui communique l'ordre que l'Archange lui a donné. Les ouvriers reprennent courage ; les cantiques recommencent ; on lutte de nouveau contre la roche rebelle, la pique frappe le granit, on emploie la force et l'adresse, la sueur coule de tous les fronts, mais la roche ne remue pas. Le saint évêque paraît plongé dans une profonde rêverie. Tout à coup, le visage illuminé comme par une vision céleste, il s'adresse à Baïno.

- N'as-tu pas encore, dit-il, un enfant à la maison, outre les onze que voilà !

- Oui, répond Baïno, mais il est au berceau.

- Va le prendre, répond l'évêque.

On court aussitôt à Iciacus, et on apporte l'enfant dans son berceau.

Saint Aubert prend ce petit enfant dans ses bras et l'approche du rocher. L'enfant sourit et pose son pied sur le granit. O merveille ! sous cette faible pression, la roche s'ébranle, et, avec un fracas épouvantable, roule comme une avalanche. Le peuple bat des mains, l'évêque ému verse des larmes de joie. On reconnaît l'action visible de saint Michel, et on chante des hymnes de reconnaissance au glorieux vainqueur des légions infernales.

La roche tombée sur la grève porte encore l'empreinte du pied du petit Baïno, empreinte qu'aiment à voir, dans la chapelle rustique qui perpétue cette gracieuse légende, les nombreux pèlerins qui vont prier dans la basilique du mont Saint-Michel.

Les constructions achevées, saint Aubert établit dans le monastère douze religieux, pour y servir le Seigneur et son puissant Archange. La dédicace du Mont-Saint-Michel eut lieu le 16 octobre 708. Depuis, saint Michel a montré par des miracles multipliés, qu'il veut toujours être honoré sur cette sainte montagne, et qu'il obtiendra de grands bienfaits à la France, si nous recourons à sa puissante intercession.



 MONT GARGAN (Italie)

 

Cette apparition eut lieu le 8 mai 492, sous le pontificat de Gélase 1°, sur le mont Gargan, aujourd'hui San-Angelo, dans le royaume de Naples.

 

Un riche habitant de Siponte avait ses troupeaux sur les flancs du mont Gargano. Un jour, se dérobant à l'œil des bouviers, un taureau disparut. Après bien des recherches, on le retrouva enfin sur la cime la plus escarpée de la montagne, à l'entrée d'une grotte, et les cornes embarrassées dans de fortes lianes.

 

Furieux contre les obstacles qui le retenaient sur place, l'animal se débattait si violemment que personne ne put l'approcher. Alors on lança vers lui une flèche ; mais, chose étrange, cette flèche se retourna à mi-chemin de sa course, et alla frapper celui qui l'avait tirée. Ce fait extraordinaire remplit d'une telle crainte les bouviers, qu'ils s'éloignèrent immédiatement de la grotte.

Cet évènement émut la ville de Siponte, et l'évêque ordonna des prières publiques. Trois jours après, saint Michel apparut au prélat et lui dit : « Je suis l'archange Michel, un de ceux qui se tiennent sans cesse devant le Seigneur. J'ai choisi ce lieu pour être vénéré sur la terre ; j'en serai le protecteur à jamais. »

L'évêque et les habitants se rendirent processionnellement jusqu'à la grotte du mont Gargano, et prièrent en l'honneur de l'Archange. 

 

A quelque temps de là, Siponte vit ses ennemis dévaster ses campagnes et menacer la ville. La bataille s'engagea, et Siponte paraissait vaincue, quand, tout à coup, une formidable secousse ébranla le mont Gargano ; de son sommet, couvert d'une noire vapeur, jaillirent des éclairs et des foudres qui portèrent la terreur et la mort dans le camp ennemi.

 

Triomphante par le secours miraculeux de saint Michel, la ville de Siponte se montra reconnaissante à son puissant protecteur. Elle exécuta aussitôt des travaux gigantesques, afin de pouvoir accéder plus facilement sur le mont Gargano, et sur la grotte naturelle qu'elle fit revêtir intérieurement de marbres précieux, elle bâtit une belle église dont la dédicace solennelle eut lieu le 29 septembre 522, par le pape saint Boniface. Cette église est depuis le rendez-vous de nombreux pèlerinages, et de grands miracles s'y sont opérés par la puissante intercession de saint Michel.

 De ce promontoire, comme d'une forteresse d'où il protège l'Eglise, le Prince des milices angéliques semble dire à l'univers entier : le Sauveur Jésus, mon maître, est Roi des rois et Seigneur des seigneurs ; son Eglise a seule le pouvoir d'éclairer les intelligences, de gouverner les volontés et de sauver les âmes. Là encore, comme sur le mont Saint-Michel, s'élevant au-dessus de la terre et de l'océan, il répète cette parole qui foudroya Lucifer : Quis ut Deus ? Qui est semblable à Dieu ?

Glorieux Archange, vous que nos rois ont autrefois proclamé patron de la France, protégez-nous contre tous nos ennemis ; protégez particulièrement les pieux lecteurs de L'Ange Gardien, durant l'année qui commence ; nous vous conjurons de les placer tous sous votre impénétrable égide. Protégez toujours l'Eglise et la France

 


 LICATA (Sicile)

 

L'Italie qui, depuis le 1° siècle de l'ère chrétienne, a le privilège – hélas ! bien mal compris aujourd'hui – d'avoir le gouvernement suprême de l'Eglise, et dont le sol est tout imprégné du sang des martyrs, devait avoir, encore mieux que la France, des marques visibles, merveilleuses, de la protection spéciale de saint Michel.

Après ses apparitions au mont Gargan et à Rome le glorieux Prince des anges apparaît en Sicile (1624), à Licata, pour exaucer les prières d'un humble religieux de l'ordre de Saint-François d'Assise.

Dans le monastère de Licata, frère François remplissait la charge d'infirmier. Doux, fervent, observateur de la règle, il soignait ses malades avec dévouement et charité.

Un soir, vers les dix heures, récitant au chœur ses prières accoutumées, il se rappelle qu'il a oublié de faire remplir une ordonnance du médecin, remède urgent pour un religieux bien malade. Que faire ? Il est nuit, les portes du monastères sont fermées, et les clés sont chez le père prieur. « O mon Dieu, envoyez-moi quelque secours ! » s'écrie frère François.

A l'instant, il lui vient à l'esprit de se confier à saint Michel, titulaire du sanctuaire, et qu'il a choisi pour son protecteur spécial. Il monte à l'infirmerie, prend l'ordonnance et un verre, redescend dans la chapelle et, avec une entière confiance, pose sur l'autel le verre et l'ordonnance. « Saint Michel, dit-il, je ne puis rien, c'est donc à vous de tout faire ! Dans une demi-heure je reviendrai, et, dans ce verre, il faut que je trouve le remède qu'a commandé le médecin. »

O merveille ! au bout d'une demi-heure, le remède est dans le verre. Frère François, transporté de joie à la vue de ce miracle, rend grâces à saint Michel, puis se hâte auprès du malade, qui, à la première goutte de la potion, se trouva guéri.

Le lendemain matin, à l'aurore, deux hommes frappaient à la porte du monastère : c'était le médecin et le pharmacien.

- Je suis très inquiet, dit le médecin au prieur, de l'état critique de mon malade, et je viens m'informer si le remède que je lui ai ordonné lui a procuré quelque soulagement.

- Mon père ajouta le pharmacien, je n'ai pu dormir de toute la nuit, à cause de la visite si extraordinaire, si mystérieuse, de votre messager. Quel est cet étranger ?

- Que voulez-vous dire, répondit 1e prieur. II n'y a aucun étranger au monastère, et je n'ai chargé personne, hier au soir, d'aller à la pharmacie.

- Cependant, hier au soir, vers dix heures, continua le pharmacien, un jeune homme d'une beauté remarquable vint me demander, en votre nom, un remède urgent que le médecin avait prescrit.

I1 était revêtu d'une armure blanche et d'un casque orné d'un beau panache. Sur sa poitrine brillait un soleil. II portait un manteau de brocart d'or ; sa tunique était admirablement brodée, et son écharpe était en elle-même un trésor. Partout scintillaient des pierres précieuses, arrangées avec un ordre parfait sur sa ceinture, ses bracelets, son casque et sa cuirasse. Enfin, sa splendeur était telle que mes yeux éblouis refusaient de le regarder, et ma vénération a été si grande que je n'ai pas eu le courage de lui demander son nom. Par charité, mon Père, dites-moi quel est ce jeune homme ?

- Je vous assure, répliqua le prieur, que je n'en sais rien. Personne n'est venu me demander les clés, et on n'a pas vu au monastère le jeune homme dont vous parlez. Appelons le frère infirmier et voyons s'il peut nous en dire quelque chose.

François arrive, mais à la question du père prieur, il s'incline, les mains jointes et rougissant, sans prononcer une parole. Très étonné, le prieur lui commande de dire tout ce qu'il sait.

Alors, pour la gloire de Dieu et de son céleste protecteur, frère François raconta tout ce qui lui était arrivé, la veille, ajoutant que Dieu seul savait qui lui avait apporté le remède.

- Je le sais aussi maintenant, interrompit vivement le pharmacien, c'est saint Michel lui-même, c'est lui qui est venu me le demander.

On alla voir le religieux malade, et on le trouva en parfaite santé.

- Levez-vous, mon père, lui dit le médecin, saint Michel vous a guéri ; remerciez-le de sa puissante et céleste intercession.

Le religieux se leva immédiatement, apprit tous les détails de l'apparition du glorieux Archange, et alla tout joyeux célébrer la sainte messe à l'autel de saint Michel, en actions de grâces de sa guérison.

A la suite de ce miracle éclatant, la dévotion du frère François envers saint-Michel devint encore plus fervente, et bien des malades de Licata se rendirent à l'église des capucins. Frère François les conduisait à la chapelle de saint Michel et, imbibant un peu de coton dans l'huile qui brûlait devant l'Archange, il les touchait avec une foi ardente, et ils se trouvaient guéris. Ainsi la dévotion envers saint Michel et la confiance en sa protection s'accrurent de jour en jour.

 

 

ROME

 

A Rome, sur le faîte du château Saint-Ange, autrefois superbe mausolée que l'empereur Adrien avait voulu qu'on lui érigeât avec une magnificence extraordinaire, on voit une grandiose statue de saint Michel. Cette statue rappelle le souvenir d'une apparition de l'Archange et la cessation miraculeuse de la peste qui dévastait la ville de Rome.

Au mois de novembre 589, le Tibre, prodigieusement enflé à la suite de fortes pluies, inonda la ville, renversa les édifices, occasionna la famine et jeta dans la campagne de nombreux cadavres de serpents énormes qui infectèrent l'air. Ce fut la peste, une peste si horrible que personne ne voulait ensevelir les morts. Le pape Gélase en fut une des premières victimes.

Son successeur sur la chaire de saint Pierre, saint Grégoire 1°, à si juste titre surnommé Grégoire-le-Grand, ne se contenta pas de prendre les moyens naturels, pour mettre fin à cette épouvantable calamité ; il implora la clémence de Dieu, et il engagea son peuple à se repentir de ses fautes et à faire pénitence.

« Il faut, bien-aimés frères, disait-il, craindre au moins les fléaux de Dieu, quand nous les subissons, puisque nous n'avons pas su les prévenir. Vous voyez que tout le peuple est frappé du glaive de sa colère ; la mort n'attend pas la maladie et enlève le pécheur avant qu'il songe à faire pénitence. Considérez en quel état il paraît devant le Juge terrible ! Ce n'est pas une partie des habitants qui périt, tout tombe à la fois : les maisons demeurent vides et les pères voient mourir leurs enfants ! Rappelons donc le souvenir de nos fautes et expions-les par nos larmes. Que personne ne désespère pour l'énormité de ses crimes : les Ninivites effacèrent les leurs par une pénitence de trois jours, et le larron, à l'heure même de la mort. Celui qui nous avertit de l'invoquer montre bien qu'il veut pardonner à ceux qui l'invoquent. » Saint Grégoire ordonna des prières publiques et une procession solennelle, pendant trois jours consécutifs. Lui-même, tenant entre ses mains l'image miraculeuse de la Mère de Dieu, peinte par saint Luc, traversa nu-pieds, lentement et pieusement, toute la ville, de la basilique de Sainte-Marie-Majeure à celle de Saint-Pierre ; ceux qui le suivaient portaient aussi des vêtements de pénitence. Dans ce parcours, quatre-vingts personnes tombèrent foudroyées par le terrible fléau.

Au retour de la dernière procession, comme saint Grégoire allait passer le pont du Tibre qui relie la ville au quartier du Vatican, des chœurs angéliques chantèrent dans les airs ces paroles :

Regina coeli, laetare, alleluia ! quia quem meruisti portare, alleluia ! resurrexit sicut dixit, alleluia !

Reine du ciel, réjouissez-vous, alleluia ! parce que celui que vous avez mérité de porter, alleluia ! est ressuscité comme il l'a dit, alleluia !

En même temps, saint Michel apparut, environné d'une éclatante lumière, sur la cime du mausolée d'Adrien. L'archange remit un glaive étincelant dans son fourreau, pour annoncer que le courroux céleste était apaisé par les supplications, et que Rome allait être délivrée de l'horrible épidémie. En effet, dès lors la peste ne fit plus aucune victime.

Cette apparition de l'Archange remplit 1e cœur du pontife et de son peuple d'un saint respect et d'une pieuse reconnaissance. Tombant à genoux, et levant les yeux au ciel, saint Grégoire inspiré s'écria : Ora pro nobis Deum alléluia !

Priez Dieu pour nous, alleluia ! répéta la foule avec autant de ferveur que d'enthousiasme. La procession se termina par un cantique d'actions de grâces.

En mémoire de ce prodige, le pape Boniface III, successeur de saint Grégoire-le-Grand, érigea une chapelle dédiée à saint Michel, au sommet du mausolée. On y plaça plus tard une statue de marbre blanc représentant l'Archange dans l'attitude où l'avait vu saint Grégoire. Au siècle dernier, Benoît XIV substitua à la statue de marbre celle de bronze doré qui domine aujourd'hui le château Saint-Ange, et qui rappelle toujours à la ville de Rome un acte merveilleux de la miséricorde de Dieu, par l'entremise de saint Michel.

 

 

 

FATIMA

 

En 1916, Lucia et ses 2 cousins, Francisco et Giacinta, aperçoit dans une grotte une figure lumineuse à l'apparence d'un garçon de 14 ans, qui se présente comme l'ange de la paix. Cette année-là, ils revoient la figure  autres fois ...

En savoir plus sur le miracle de Fatima

 

 

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