Légendes du Mont Saint Michel

 

 


 

La chapelle Saint Aubert : A la base du rocher au nord ouest se trouve la chapelle érigée au XVème siècle en l'honneur de Saint Aubert. C'est à cet endroit, d'après la légende, que serait tombé un rocher, jusque là inamovible, poussé par le pied d'un petit enfant tenu par Saint Aubert, lors des travaux d'édification du premier sanctuaire au Mont en 708.

 

LA LEGENDE DE BAIN

 

[...]Après avoir bénit l'emplacement que devait occuper le sanctuaire, l'évêque commanda de nettoyer et de niveler la place. Il restait au sommet une roche, qui était sans doute un ancien menhir, que tous les efforts ne purent arriver à renverser. Saint Aubert en était fort tourmenté, et il priait Dieu et saint Michel de venir à son secours.  

Or, un fermier des environs, nommé Bain, père de douze fils, avait été visité la nuit précédente, pendant son sommeil, par un ange, qui lui avait ordonné de se lever et de venir avec tous ses enfants au Mont pour enlever la pierre qui arrêtait les travaux. Bien qu'il ne comprit point ce dont il s'agissait, ce fermier, le lendemain matin dès la première heure se leva, et appelant ses fils, se rendit où Dieu lui avait commandé.   

A son arrivée au Mont, il vit l'évêque au milieu d'une nombreuse compagnie, et il fit à saint Aubert le récit de sa vision. Ils se mirent tous à l'ouvrage, lui et ses fils, poussant, creusant, s'arqueboutant tous ensemble, mais malgré tous leurs efforts, ils ne parvinrent à ébranler la pierre.

Saint Aubert assistait avec une grande perplexité à ce travail, et il était évident que toutes les forces réunies étaient impuissantes à renverser ce menhir. Et comme il priait Dieu, il fut saisi d'une inspiration. Il demanda à Bain : 

 - N'as-tu pas d'autre enfant que les onze qui travaillent ici ? 

 - Oui, un tout petit, mais il est encore au berceau.  

Et le Saint tout joyeux lui dit :

 - Va vite le chercher, et amène-le ici, car tout le monde attend.   

Quand Bain revint avec son nouveau né, l'évêque, après avoir prié, le prit dans ses bras, et l'appuya contre la pierre. Le père avec ses onze fils la poussaient en même temps, et, ô miracle ! la pierre s'ébranla, puis roula jusqu'au bas du Mont, où elle se trouve encore.

Ainsi fut ce miracle. Dieu avec un nouveau-né ébranla ce que tout un peuple ne pouvait remuer, montrant ainsi que la sainte faiblesse peut triompher de la force matérielle.   

Les villageois ayant fini de préparer l'emplacement de la chapelle, prirent congé et rentrèrent chez eux. Quant à Bain et ses enfants, ils rendirent grâce à Dieu pour le miracle accompli, et de ce que le bon évêque les avait affranchi de l'impôt du feu, ce qui doit aujourd'hui se dénommer "côte mobilière", car si les noms ont changé, les impôts sont restés.   

Par la suite une chapelle, dédiée à saint Aubert, fut édifiée sur le rocher terrassé par Bain et ses douze enfants.

 

 


LES ARMES DE SAINT MICHEL ET LE SERPENT DU ROI ELGA

 


Le trésor de l’église du Mont s’enrichit de reliques particulièrement précieuses : un bouclier et un glaive, ayant appartenu à saint Michel. Voici comment la chose advint :

Au temps où les chanoines vivaient encore au Mont, il y avait en Angleterre, un roi du nom de Elga. Sur les terres de ce roi, un monstre assez semblable à un énorme serpent, faisait des ravages, et répandait la terreur parmi les habitants des campagnes. On assurait que l’haleine de ce monstre était empestée et que nul ne pouvait la supporter, sans en mourir. Ceux qui l’avaient aperçu, disaient qu’il portait une crête sur la tête, qui se prolongeait le long du dos, ce qui lui donnait un aspect tout hérissé. Il attaquait les gens, et se tenait habituellement aux abords d’une rivière. Les habitants de la région avaient fui, et, se trouvaient dans une grande misère.

Ils allèrent trouver leur évêque, pour qu’il leur vienne en aide, et les débarrasse de ce monstre, avec l’aide de Dieu. L’évêque prescrivit un jeûne de trois jours*, et des prières pour que Le Seigneur prenne pitié de leur détresse. De grand matin, le quatrième jour, ils allèrent, en rang serré, vers le serpent ; mais ils étaient pâles de peur, les braves comme les couards. Les clercs qui étaient avec eux, portaient des reliques et la croix. Clercs et laïcs, tous tremblaient, sûrs qu’ils étaient de mourir bientôt.

Ils espéraient pourtant le secours de Dieu, et leur évêque ayant pris la tête de la troupe, c’est cela qui les faisait marcher. Ils arrivèrent à la place, où la bête avait coutume de se tenir, et en effet, ils l’aperçurent et furent effrayés de sa taille. Ils avaient plus envie de fuir que d’avancer. Mais l’évêque les exhorta et avança lui-même. Ils reprirent courage, et poussant de grands cris assaillirent la bête de toute part.

Mais, le serpent ne bougeait point et semblait endormi. Il était mort. Alors s’enhardissant, ils virent que le monstre avait le cou tranché. Auprès de sa tête, se trouvaient l’épée et l’écu du vainqueur. Des armes, petites comme celles d’un enfant, mais d’un acier étincelant. Jamais ils n’avaient vu de telles armes. On ne pouvait douter que c’étaient elles qui avaient vaincu le serpent. Mais à qui appartenaient-elles ? Nul ne le savait.

Ils s’en retournèrent, fort anxieux de savoir, qui avait tué le monstre, et, pourquoi ces armes avaient été abandonnées. L’évêque aussi était fort perplexe : Tout le peuple passa la nuit en prières. Tous ont tant prié, que saint Michel descendit du ciel et apparut à l’évêque, dans toute sa splendeur.  

En vérité, dit-il, je suis saint Michel, qui toujours me tient devant Dieu. C’est moi qui ai tué le serpent. Je l’ai fait, parce que rien d’humain ne le pouvait détruire. J’eus dans le combat les armes que tu as trouvées auprès du serpent. Ce n’est pas que j’aie en rien besoin de ces armes, elles furent laissées pour montrer à ceux qui n’ont entendement des choses spirituelles, que je suis bien celui dont Jean a dit, qu’il se battait avec le dragon. Louez Celui qui par mon travail vous a délivré de ce serpent, et envoyez hâtivement vos messagers outre-mer. A notre Mont faites porter ce petit écu et l’épée dont j’ai décollé la tête du monstre. Ceux d’outre-mer auront grande joie de ces armes, quand ils les verront.  

Le lendemain l’évêque raconta à son peuple tout ce qu’il avait entendu. Ils ont alors remercié Dieu, et désigné quatre hommes du pays, pour porter l’écu et l’épée jusqu’au Mont, selon l’ordre de l’archange.

 

 


SAINT MICHEL OFFRE SON CIERGE A DIEU

 

 

Pour honorer saint Michel, en l’église du Mont, un cierge brûlait toujours devant son image, de jour comme de nuit. Pourtant, un certain matin, en arrivant avec un serviteur, le sacristain trouva que le cierge brûlait devant le crucifix. Bien vite, pensant à une négligence de sa part, il changea le cierge de place, et le mit devant l’archange.

Il y était à peine placé, que Saint Michel le reprit pour le porter devant l’image du Seigneur. Cette chose, à vrai dire, ils ne la virent pas, ils ne comprirent pas, sur le moment, qui leur prenait le cierge. Ce qu’ils virent, c’est le cierge élevé en l’air et revenir prendre sa place devant le crucifix. Alors, le moine, fort intrigué, s’en alla vers son Abbé, et, le prenant à part, lui raconta le miracle. L’Abbé réunit le Chapitre le lendemain, puis fit venir le sacristain. Il lui dit de dire la vérité sur ce qu’il avait vu au moustier. Ce que celui-ci tit, comme il vient d’être dit. Un vieux moine parla alors.  

Seigneur, dit-il, je pense que notre protecteur nous a repris courtoisement. Il nous a montré que nous étions tous des vilains quand nous laissions l’image de notre Créateur sans luminaire nuit et jour. Nous agissions à rebours, quand nous honorions une autre créature, plus que Celui qui nous fit tous. Saint Michel y a pris bien garde, et, il l’a fait très courtoisement quand il a présenté son propre cierge à son Seigneur, comme celui-ci l’a raconté. On ne le lui doit plus prendre, quand celui-là donne ainsi ce qu’il avait. A mon avis, pour bien faire, le crucifix doit avoir le cierge. L’Abbé a approuvé ce jugement, et tout le monde également. Ainsi le cierge est demeuré au crucifix, où il fut placé dans une lanterne de corne.

 

 

 

 

QUAND SAINT MICHEL VISITE LE MONT

 

 


L’évêque d’Avranches, qui était alors Dom Norgout, avait visité l’Abbé du Mont. Ils se quittèrent à la tombée de la nuit, se promettant de se rencontrer à nouveau le lendemain, à mi-route entre Avranches et le Mont, pour poursuivre leur conversation. L’Abbé s’en fut donc vers son abbaye et l’Evêque vers son évêché.

Quand l’Evêque eut bien fini de chanter ses matines en l’église d’Avranches, il était encore nuit, et il alla se coucher. En y allant, il regarda dehors par une fenêtre, et vit le Mont et le moustier tout en flammes. Il montra cet embrasement à ceux qui l’accompagnaient. Les uns le virent, les autres non. A mon avis, les bons seuls pouvaient voir, mais non les mauvais.

Sur-le-champ, il a réuni ses chanoines, et a commencé le service pour ceux qui viennent de mourir, car, en vérité, il pensait bien que la plupart de ceux du Mont étaient morts brûlés. A la fin des prières, les chevaux furent sellés et bientôt l’Evêque partit vers le Mont pour réconforter les vivants et ensevelir les morts. Après matines, l’Abbé était lui aussi monté à cheval avec les moines. Il partait de grand matin, car il était pressé de revenir pour chanter la grand’messe, comme il le devait ce jour-là.

Dans la grève, près du Mont, lui et ses moines, rencontrèrent l’évêque Norgout qui venait. Ils lui demandèrent ce qu’il cherchait, et pourquoi il avait passé le lieu de la réunion. L’Evêque leur dit pourquoi il s’était tant hâté, ce qu’il avait vu, et demanda si rien d’inaccoutumé était arrivé. "Non, répondit l’Abbé, ni à l’abbaye, ni au Mont." Ainsi, ils s’aperçurent que ce feu n’était autre que saint Michel, venu avec ses compagnons, pour visiter le Mont et son église.

Cette nuit, véritablement, il était descendu avec toute sa gent ; car la grande clarté montrait bien qu’il avait amené beaucoup d’anges. Depuis cette nuit, maintes fois il est revenu, si bien que des gens vivent encore qui, naguère, l’ont vu venir à travers le ciel, semblable à un brandon tout en feu. On trouvait alors, par les chemins, des pèlerins qui veillaient, attendant de voir descendre saint Michel.

 

 

 

 

 

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