Bienheureuse Anne Catherine Emmerich

 

QUI EST ANNE CATHERINE EMMERICH ?

 

 

 

Décoration fleur

 

Anne Catherine Emmerich, ou Anne catherine Emmerick, a été religieuse Augustine du couvent d'Agnetenberg à Dulmen en Westphalie et est décédée en 1824. L'héroïcité de ses vertus a été reconnue par décret en date du 24 avril 2001 par la Congrégation Romaine pour la cause des Saints du Vatican et elle a été béatifiée le 3 octobre 2004 par sa Sainteté Jean-Paul II.

Ses méditations et visions ont fait l'objet du livre " La douloureuse Passion de Notre Seigneur JÉSUS-CHRIST " copiées selon ses visions et alors qu'elle se trouvait sur son lit de souffrances.

La sœur Anne Catherine Emmerich est née le 8 septembre 1774. Durant sa prime jeunesse elle bénéficia déjà de certaines facultés surnaturelles, par exemple le don de distinguer ce qui est bon ou mauvais, béni ou maudit, aussi bien sur le plan matériel que spirituel ; elle reconnaissait également les lieux comme étant bénis et sanctifiés ou ceux où de grands péchés avaient été commis autrefois. Elle était irrésistiblement attirée par les ossements des Saints et prise de malaise près des tombeaux des païens. Elle commença à recevoir des visions dès sa vingtième année et elle essaya d'entrer vainement au couvent.

A l'âge de 24 ans le Christ lui apparu alors qu'elle se trouvait en prière et lui offrit de choisir entre les deux couronnes qu'il lui présentait, celle de fleurs et la couronne d'épines. Bien sûr, Anne Catherine choisit la couronne d'épines et le Seigneur lui-même la lui plaça . Elle souffrit beaucoup de sa tête et saigna au point de traverser le linge qui lui entourait le cou. Elle finit par entrer au couvent de Dulmen le 13 novembre 1802 en cachant ses douleurs. Sa santé déclina, et malgré tout elle demandait au seigneur de prendre sur elle les maladies des autres. Elle souffrait beaucoup et cela n'était guère compris des autres sœurs qui la considéraient plus comme un poids pour la communauté, qu'autre chose. En 1811 le couvent fut supprimé. Elle vécut en ville dans une petite chambre, chez une veuve. Elle était toujours très souffrante, ses extases et le commerce qu'elle entretenait avec le monde invisible devenaient plus fréquents.

En 1812 une marque de la Croix apparut sur sa poitrine, très douloureuse et suintante. En fin 1812 elle était mourante et reçu les derniers sacrements. Elle survécut mais la Croix se mit à saigner tous les mercredis puis tous les vendredis et enfin elle reçu tous les stigmates du seigneur, expression la plus sublime de l'union à ses souffrances. Elle ne pouvait plus se nourrir seulement boire un peu d'eau. Le sang jaillissait de ses plaies. Ses supérieurs lui demandaient de tout communiquer et un ami nota jusqu'à sa mort tout ce qu'elle vécut. A jours fixes elle passait ses nuits assise dans son lit, les douleurs de la couronne d'épines l'empêchant d'appuyer sa tête ni même d'y porter la main. Il lui fut montré qu'elle avait beaucoup à souffrir, notamment pour l'Église. Dans les années 1820 elle eut des visions très nettes de toute la Passion du Christ qui furent scrupuleusement notées et firent l'objet du livre. La souffrance d'Anne Catherine Emmerich devint chaque jour plus intolérable jusqu'à sa mort le 9 février 1824, à l'âge de 50 ans. Suite aux visions de la Sainte Religieuse, des lieux inconnus auparavant ont pu être découverts depuis lors de fouilles exécutées selon ses descriptions.

 

Décoration fleur

QUELQUES VISIONS DONNEES A ANNE CATHERINE EMMERICH

LA SUEUR DE SANG

 

Extraits des visions de la DOULOUREUSE PASSION de NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST

Anne Catherine Emmerich

 

 

Notre Seigneur JÉSUS-CHRIST a subi un véritable supplice dans le mystère de la Sueur de Sang, notamment en voyant toutes les horreurs qui seraient commises, après Sa Passion, jusqu'à la fin du monde et tous ceux qui ne seront pas sauvés.


.......Il était environ neuf heures quand Jésus vint à Gethsémani avec ses disciples. La lune répandait déjà sa lumière dans le ciel. Jésus était très triste et annonçait l'approche du danger. Les disciples en étaient troublés et il dit à huit d'entre eux de rester dans le jardin de Gethsémani pendant qu'il irait prier. Il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, monta plus haut et entra dans le jardin des Oliviers. Il était indiciblement triste, car le temps de l'épreuve approchait. Jean lui demanda comment, lui qui les avait toujours consolés, pouvait être si abattu. " Mon âme est triste jusqu'à la mort " répondit-il. Et il voyait de tous cotés l'angoisse et la tentation s'approcher comme des nuages chargés de figures terribles.

C'est alors qu'il dit aux trois Apôtres : " Restez-là et veillez avec moi ; priez afin que vous ne tombiez pas en tentation. " Jésus descendit un peu à gauche et se cacha sous un rocher, dans une grotte d'environ six pieds de profondeur, au-dessus de laquelle les Apôtres se tenaient dans une espèce d'enfoncement. Le terrain s'abaissait doucement dans cette grotte, et les plantes suspendues au rocher formaient un rideau devant l'entrée, en sorte qu'on ne pouvait y être vu.

Lorsque Jésus s'éloigna des disciples, je vis autour de lui un large cercle d'images effrayantes qui se resserrait de plus en plus. Sa tristesse et son angoisse croissaient ; il se retira tout tremblant dans la grotte, afin d'y prier, semblable à un homme qui cherche un abri contre un orage soudain ; mais les visions menaçantes l'y poursuivirent et devinrent de plus en plus distinctes. Hélas ! Cette étroite caverne semblait renfermer l'horrible spectacle de tous les péchés commis depuis la première chute jusqu'à la fin du monde, et celui de leur châtiment .... J'eus le sentiment que Jésus, se livrant à la justice divine en satisfaction pour les péchés du monde, faisait rentrer en quelque façon sa divinité dans le sein de la sainte Trinité ; il se concentrait, pour ainsi dire, dans sa pure, aimante, innocente humanité, et, armé seulement de son amour ineffable, il la dévouait aux angoisses et aux souffrances.

Il tomba sur son visage, perdu dans une ineffable tristesse, et tous les péchés du monde lui apparurent sous des formes infinies avec toute leur laideur intérieure : il les prit tous sur lui et s'offrit dans sa prière à la justice de son Père céleste pour payer toute cette effroyable dette. Mais Satan qui s'agitait au milieu de ces horreurs avec un rire infernal, entrait en fureur contre Jésus et faisait passer devant son âme des tableaux toujours plus affreux, criait à l'humanité de Jésus : "Comment ? prendras-tu aussi celui-ci sur toi, en souffriras-tu la peine ? veux-tu satisfaire pour tout cela ?"

Cependant il partit du ciel un rayon semblable à une voie lumineuse : c'était une ligne d'Anges qui descendait jusqu'à Jésus, et je vis qu'ils le ranimaient et le fortifiaient. Le reste de la grotte était rempli des affreuses visions de nos crimes : Jésus les prit tous sur lui ; mais son cœur si plein du plus parfait amour de Dieu et des hommes, était cruellement angoissé sous le poids de tant d'abominations. Lorsque cette masse de forfaits eut passé sur son âme comme un océan, Satan lui suscita comme autrefois dans le désert des tentations innombrables : il osa même présenter contre le Sauveur une suite d'accusations : "Comment, disait-il, tu veux prendre tout cela sur toi et tu n'es même pas pur toi-même !" Et alors il déroulait devant lui, avec une impudence infernale, une foule de griefs imaginaires. Il lui reprochait les fautes de ses disciples, les scandales qu'ils avaient donnés, le trouble qu'il avait apporté dans le monde en renonçant aux anciens usages. Satan se fit le pharisien le plus habile et le plus sévère : il lui reprocha d'avoir été l'occasion du massacre des Innocents, ainsi que des souffrances de ses parents en Egypte, de n'avoir pas sauvé Jean-Baptiste de la mort, d'avoir désuni des familles, d'avoir protégé des hommes décriés, de n'avoir pas guéri plusieurs malades, d'avoir fait tort aux habitants de Gergesa en permettant aux possédés de renverser leurs cuves et aux démons de précipiter leurs porcs dans la mer ; d'avoir abandonné sa famille, d'avoir dilapidé le bien d'autrui : en un mot, Satan présenta devant l'âme de Jésus, pour l'ébranler, tout ce que le tentateur eut reproché au moment de la mort à un homme ordinaire qui eut fait toutes ces actions sans des motifs supérieurs ; car il lui était caché que Jésus fût le Fils de Dieu et il le tentait seulement comme le plus juste des hommes ....

Parmi les péchés du monde dont le Sauveur se chargea, je vis aussi les miens, et du cercle de tentation qui l'entourait, il sortit vers moi comme un fleuve où toutes mes fautes me furent montrées. Pendant ce temps j'avais les yeux toujours fixés sur mon fiancé céleste, je gémissais et priais avec lui, je me tournais vers lui avec les Anges consolateurs. Ah ! le Seigneur se tordait comme un ver sous le poids de sa douleur et de ses angoisses ..... Au commencement Jésus était agenouillé et priait avec assez de calme ; mais plus tard son âme s'épouvanta à l'aspect des crimes innombrables des hommes et de leur ingratitude envers Dieu : il fut saisi d'une si violente douleur qu'il s'écria, tremblant et frissonnant : " mon Père, si c'est possible, que ce calice s'éloigne de moi ! mon Père tout vous est possible ! éloignez de moi ce calice ! " Puis il se recueillit et dit : " Cependant que votre volonté se fasse et non la mienne " .....

Je vis la caverne autour de lui remplie de formes effrayantes ; je vis tous les péchés, toute la méchanceté, tous les vices, tous les tourments, toutes les ingratitudes qui l'accablaient ; les épouvantements de la mort, la terreur qu'il ressentait comme homme à l'aspect de ses souffrances expiatoires le pressaient et l'assaillaient sous la forme de spectres hideux. Il tombait çà et là, joignait les mains, la sueur le couvrait, il tremblait et frémissait. Il se releva, ses genoux chancelaient et le portaient à peine, il était tout défait et presque méconnaissable, ses lèvres étaient pâles, ses cheveux se dressaient sur la tête. Il était environ dix heures et demi lorsqu'il se leva , et tout chancelant, tombant à chaque pas, baigné d'une sueur froide, il se traîna jusqu'auprès des trois Apôtres : il monta à gauche de la caverne jusqu'à une plateforme où ceux-ci s'étaient endormis, accablés de fatigue, de tristesse et d'inquiétude.

Jésus vint à eux, semblable à un homme dans l'angoisse, que la terreur pousse vers ses amis, et semblable encore à un bon pasteur qui, averti d'un péril prochain, vient visiter son troupeau qu'il sait menacé ; car il n'ignorait pas qu'eux aussi étaient dans l'angoisse et la tentation : les terribles visions l'entouraient, même pendant ce cours chemin. Lorsqu'il les trouva dormant, il joignit les mains, tomba près d'eux plein de tristesse et d'inquiétude et dit : " Simon, dors-tu ? " Ils s'éveillèrent, le relevèrent et il leur dit dans son délaissement : " Ne pouviez-vous veiller une heure avec moi ? " Lorsqu'ils le virent défait, pâle, chancelant, tremblant, trempé de sueur, frissonnant, lorsqu'ils entendirent sa voix altérée et presque éteinte, ils ne surent plus ce qu'ils devaient penser et s'il ne leur était pas apparu entouré d'une lumière bien connue, ils n'auraient jamais retrouvé Jésus en lui. Jean lui dit : Maître, qu'avez-vous ? dois-je appeler les autres disciples ? devons nous fuir ? Jésus répondit : " Si je vivais encore trente trois ans, cela ne suffirait pas pour faire ce qui me reste à accomplir d'ici à demain. N'appelle pas les huit, je les ai laissés parce qu'ils ne pourraient me voir dans cette misère sans se scandaliser; ils tomberaient en tentation, oublieraient beaucoup et douteraient de moi. Pour vous, qui avez-vu le fils de l'homme transfiguré, vous pouvez le voir aussi dans son obscurcissement et son délaissement ; mais veillez et priez pour ne pas tomber dans la tentation, car l'esprit est prompt et la chair est faible " ...

Il leur parla encore dans sa tristesse et resta près d'un quart d'heure avec eux. Il retourna dans la grotte , son angoisse croissant toujours .... Tout ce qui vient d'être dit remplit à peu près une heure et demi depuis que Jésus était entré dans le jardin des Oliviers .... Il y avait peu de bruit dans Jérusalem ; les juifs étaient dans leurs maisons, occupés des préparatifs de la fête .... Lorsque Jésus fut revenu dans la grotte et toutes ses douleurs avec lui, il se prosterna sur le visage, les bras étendus et pria son père céleste ; mais il y eut une nouvelle lutte dans son âme qui dura trois quarts d'heure.

Des Anges vinrent lui montrer dans des séries de visions tout ce qu'il devait embrasser de douleurs afin d'expier le péché ; ils lui montrèrent quelle était avant la chute la beauté de l'homme, image de Dieu, et combien cette chute l'avait altéré et défiguré. Il vit l'origine de tous les péchés dans le premier péché, la signification et l'essence de la concupiscence, ses terribles effets sur l'âme humaine .... Aucune langue ne peut exprimer quelle épouvante et quelle douleur vinrent fondre sur l'âme de Jésus à la vue de ces terribles expiations ; l'horreur de cette vision fut telle qu'une sueur de sang sortit de son corps. Pendant que l'humanité du Christ était écrasée sous cette effroyable masse de souffrance, j'aperçus un mouvement de compassion dans les Anges ; il y eut une petite pause : il me sembla qu'ils désiraient ardemment le consoler et qu'ils priaient à cet effet devant le trône de Dieu. Il y eut comme un combat d'un instant entre la miséricorde et la justice de Dieu, et l'amour qui se sacrifiait.

Une image de Dieu me fut montrée, non comme d'autres fois sur son trône, mais dans une forme lumineuse ; je vis la nature divine du Fils dans la personne de son Père, et comme retirée dans son sein ; la personne du Saint Esprit procédait du Père et du Fils ; elle était comme entre eux, et tout cela n'était pourtant qu'un seul Dieu ; mais ces choses sont inexprimables. J'eus plutôt un sentiment intérieur qu'une vision avec des formes distinctes ; il me sembla que la volonté divine du Christ se retirait en quelque sorte dans le Père pour laisser peser sur son humanité toutes ces souffrances que la volonté humaine de Jésus priait le Père de détourner de lui.

Je vis cela dans le moment de la compassion des Anges, lorsqu'ils désirèrent consoler Jésus, et en effet il reçut à cet instant quelque soulagement. Alors tout disparut, et les Anges abandonnèrent le Seigneur dont l'âme allait avoir à souffrir de nouvelles attaques ...... Dans la première agonie, Satan montra à notre Seigneur l'énormité de la dette du péché qu'il voulait acquitter et poussa l'audace jusqu'à chercher des fautes dans les œuvres du Rédempteur lui-même . Dans la seconde agonie, Jésus vit dans toute son étendue et son amertume la souffrance expiatoire nécessaire pour satisfaire à la justice divine : ceci lui fut présenté par les Anges, car il n'appartient pas à Satan de montrer que l'expiation est possible .... un nouveau cercle d'effrayantes visions lui fut offert .... il se fit cette terrible question : Quel sera le profit de ce sacrifice ? et le tableau du plus terrible avenir accabla son cœur aimant .....

Devant l'âme de Jésus parurent toutes les souffrances futures de ses Apôtres, de ses disciples, de ses amis ; il vit l'Église primitive si peu nombreuse ; puis à mesure qu'elle s'accroissait, les hérésies et les schismes y faisant irruption et répétant la première chute de l'homme par l'orgueil et la désobéissance. Il vit la tiédeur, la corruption et la malice d'un nombre infini de chrétiens, le mensonge et la fourberie de tous les docteurs orgueilleux, les sacrilèges de tous les prêtres vicieux, les suites funestes de tous ces actes, l'abomination de la désolation dans le royaume de Dieu, dans le sanctuaire de cette ingrate humanité qu'il voulait racheter de son sang au prix de souffrances indicibles.

Il vit les scandales de tous les siècles jusqu'à notre temps et même jusqu'à la fin du monde. C'étaient tour à tour toutes les formes de l'erreur, de la fourberie, du fanatisme furieux, de l'opiniâtreté et de la malice ; tous les apostats, les hérésiarques, les réformateurs à l'apparence sainte ; les corrupteurs et les corrompus l'outrageaient et le tourmentaient , comme n'ayant pas été bien crucifié à leurs yeux ..... beaucoup le maltraitaient, l'insultaient , le reniaient ..... et s'en allaient vers l'abîme où ils étaient engloutis ..... Dans ces tableaux douloureux qui passaient devant l'âme du Seigneur, je voyais figurer Satan qui arrachait violemment à Jésus et étranglait une multitude d'hommes rachetés par son sang et même ayant reçu l'onction de sacrement.

Le sauveur vit avec une douleur amère toute l'ingratitude, toute la corruption des premiers chrétiens, de ceux qui vinrent ensuite, de ceux du temps présents et de ceux de l'avenir .... Le Christ, le fils de l'homme, luttait et joignait les mains, il tombait comme écrasé sur ses genoux et sa volonté humaine livrait un si terrible combat contre la répugnance à tant souffrir pour une race si ingrate, que la sueur en larges gouttes de sang coulait de son corps jusqu'à terre .... Jésus dans sa détresse éleva la voix et fit entendre quelques cris douloureux. Les trois Apôtres se réveillèrent ; ils prêtèrent l'oreille et voulaient aller le rejoindre mais Pierre retint Jacques et Jean. Je le vis courir et entrer dans la grotte. " Maître, dit-il, qu'avez-vous ? " Et il se tenait là, tremblant à la vue de Jésus tout sanglant et frappé de terreur. Jésus ne lui répondit pas et ne parut pas faire attention à lui ..... Pierre revint vers les deux autres ....

Les images hideuses de l'ingratitude des hommes futurs dont il prenait sur lui la dette envers la justice divine, roulaient vers lui, toujours plus terribles et impétueuses ..... Au milieu de toutes ces apparitions, je voyais Satan se mouvoir sous diverses formes hideuses qui se rapportaient à diverses espèces de péchés.Tantôt il apparaissait comme un grand homme noir, tantôt sous la forme d'un tigre, tantôt sous celles d'un renard, d'un loup, d'un dragon, d'un serpent. Ce n'était pas la forme même de ces animaux, mais seulement le trait saillant de leur nature, mêlé avec d'autres formes hideuses. Il n'y avait là rien de semblable à une créature complète, c'étaient seulement des symboles d'abomination, de discorde , de contradiction, de péché, enfin des formes du démon. Ces figures diaboliques poussaient, entraînaient, déchiraient aux yeux de Jésus des multitudes d'hommes pour la rédemption desquels il entrait dans le douloureux chemin de la Croix.

Au commencement je vis plus rarement le serpent, mais ensuite je le vis apparaître avec une couronne sur la tête ; sa taille était gigantesque, sa force semblait démesurée et il menait à l'assaut contre Jésus d'innombrables légions de tous les temps et toutes les races ..... Elles l'accablaient d'outrages et de malédictions, le déchiraient, le frappaient, le perçaient ..... Jésus était meurtri comme s'il eut réellement ressenti leurs coups .... Il me fut dit que ces ennemis du Sauveur étaient ceux qui maltraitaient de différentes manières Jésus-Christ, présent réellement dans le Saint-Sacrement. Je reconnus parmi eux toutes les espèces de profanateurs de la divine Eucharistie. Je vis avec horreur tous ces outrages depuis la négligence, l'irrévérence, l'omission, jusqu'au mépris, à l'abus et au sacrilège le plus affreux ; depuis la déviation vers les idoles du monde, les ténèbres et la fausse science, le fanatisme, la haine , la persécution. Je vis parmi ces hommes des aveugles qui ne voulaient pas voir la vérité , des paralytiques, des sourds, des muets qui ne voulaient jamais combattre avec le glaive de la parole , des enfants égarés à la suite des parents et des maîtres mondains et oublieux de Dieu, nourris de convoitises terrestres, enivres d'une vaine sagesse et dégoûtés des choses divines.

Je vis avec épouvante que beaucoup de prêtres, quelques uns même se regardant comme pleins de foi et de piété, maltraitaient aussi Jésus dans le très saint Sacrement ; ils oubliaient et négligeaient le palais, le trône, le siège du Dieu vivant : à savoir l'église, l'autel, le tabernacle le calice, l'ostensoir, les vases, les ornements, en un mot tout ce qui sert à l'usage et à la parure de sa maison. Tout était abandonné, tout dépérissait dans la poussière et dans la saleté, et le culte divin était, sinon profané intérieurement, au moins déshonoré à l'extérieur ....

Je vis les faibles scandalisés, le sacrement profané, l'église abandonnée, les prêtres méprisés ; l'impureté et la négligence s'étendaient jusque sur les âmes des fidèles ; ils laissaient dans la saleté le tabernacle de leur cœur lorsque Jésus devait y descendre .... Je vis des serviteurs du démon employant la sainte Eucharistie aux mystères d'un effroyable culte infernal .....

A la fin je vis tous ceux qui s'étaient séparés de l'Église plongés dans l'incrédulité, la superstition, l'hérésie, la fausse philosophie mondaine, excités par le serpent qui s'agitait au milieu d'eux.

 Je vis le sang couler en larges gouttes sur le pâle visage du Sauveur ; ses cheveux étaient collés ensemble et dressés sur sa tête, sa barbe sanglante et en désordre comme si on eût voulu l'arracher ..... Pendant cette agonie de Jésus, je vis la Sainte Vierge accablée aussi de tristesse et d'angoisse dans la maison de Marie, mère de Marc. Plusieurs fois elle perdit connaissance, car elle vit intérieurement plusieurs choses de l'agonie de Jésus ..... Elle voyait en esprit Jésus baigné d'une sueur de sang et il semblait qu'elle voulût de ses mains étendues essuyer le visage de son fils .... Je vis cette communication entre eux sous forme de rayons qui allaient de l'un à l'autre ....

Les Anges montrèrent à Jésus sa Passion tout près de terre, parce qu'elle était proche. Je vis toutes les scènes s'en présenter très distinctement devant lui, depuis la trahison de Judas, la fuite des disciples, les insultes devant Anne et Caïphe, le reniement de Pierre, le tribunal de Pilate, les dérisions d'Hérode, la flagellation et le couronnement d'épines, la condamnation à mort, le portement de la Croix, le suaire de Véronique, le crucifiement, les outrages des pharisiens, les douleurs de Marie, Jean et Magdeleine, le coup de lance dans le coté ; en un mot tout lui fut présenté et il accepta tout volontairement ....

A la fin des visions de la Passion, Jésus tomba sur le visage comme un mourant ; les Anges disparurent, la sueur de sang coula plus abondante et je la vis traverser son vêtement ; la plus profonde obscurité régnait dans la caverne..............

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