L'imitation de Jésus Christ

 

 

 

L'IMITATION DE JESUS-CHRIST

(Extraits)

 

L'Imitation de Jésus-Christ (en latin De imitatione Christi) est une œuvre anonyme de piété chrétienne de la fin du xive siècle ou du début du xve siècle, représentative du mouvement de réforme spirituelle appelé devotio moderna qui a été illustré par Jean de Ruysbroek. On accorde actuellement cette œuvre à Thomas a Kempis.

 

LIVRE PREMIER

 

Qu'il faut imiter Jésus-Christ, et mépriser toutes les vanités du monde
Avoir d'humbles sentiments de soi-même 
De la doctrine de la vérité
De la prévoyance dans les actions

De la lecture de l'Ecriture sainte

 Des affections déréglées 





LIVRE PREMIER

 

Qu'il faut imiter Jésus-Christ, et mépriser toutes les vanités du monde


Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, dit le Seigneur. Ce sont les paroles de Jésus-Christ, par lesquelles il nous exhorte à imiter sa conduite et sa vie, si nous voulons être vraiment éclairés et délivrés de tout aveuglement du coeur.Que notre principale étude soit donc de méditer la vie de Jésus-Christ.

 

Que vous sert de raisonner profondément sur la Trinité, si vous n'êtes pas humble, et que par-là vous déplaisez à la Trinité ? Certes, les discours sublimes ne font pas l'homme juste et saint, mais une vie pure rend cher à Dieu.J'aime mieux sentir la componction que d'en savoir la définition. Quand vous sauriez toute la Bible par coeur et toutes les sentences des philosophes, que vous servirait tout cela sans la grâce et la charité ? Vanité des vanités, tout n'est que vanité, hors aimer Dieu et le servir lui seul. La souveraine richesse est de tendre au royaume du ciel par le mépris du monde.

 

Rappelez-vous souvent cette parole du Sage: L'oeil n'est pas rassasié de ce qu'il voit,ni l'oreille remplie de ce qu'elle entend.Appliquez-vous donc à détacher votre coeur de l'amour des choses visibles, pour leporter tout entier vers les invisibles, car ceux qui suivent l'attrait de leurs sens souillent leur âme et perdent la grâce de Dieu.

 

Avoir d'humbles sentiments de soi-même 

 

Tout homme désire naturellement de savoir; mais la science sans la crainte de Dieu,que vaut-elle ?Un humble paysan qui sert Dieu est certainement fort au-dessus du philosophesuperbe qui, se négligeant lui-même, considère le cours des astres.Celui qui se connaît bien se méprise, et ne se plait point aux louanges des hommes.Quand j'aurais toute la science du monde, si je n'ai pas la charité, à quoi cela meservirait-il devant Dieu, qui me jugera sur mes oeuvres ?

 

Plus et mieux vous savez, plus vous serez sévèrement jugé, si vous n'en vivez pas plussaintement.Quelque art et quelque science que vous possédiez, n'en tirez donc point de vanité;craignez plutôt à cause des lumières qui vous ont été données.

 

Ne vous élevez point en vous-même, avouez plutôt votre ignorance. Commentpouvez-vous songer à vous préférer à quelqu'un, tandis qu'il y en a tant de plusdoctes que vous, et de plus instruits en la loi de Dieu ?Voulez-vous apprendre et savoir quelque chose qui vous serve ? Aimez à vivreinconnu et à n'être compté pour rien.

 

La science la plus haute et la plus utile est la connaissance exacte et le mépris de soi même. Ne rien s'attribuer et penser favorablement des autres, c'est une grande sagesse et une grande perfection. Quand vous verriez votre frère commettre ouvertement une faute, même une faute très grave, ne pensez pas cependant être meilleur que lui ; car vous ignorez combiende temps vous persévérerez dans le bien. Nous sommes tous fragiles, mais croyez que personne n'est plus fragile que vous.

 

De la doctrine de la vérité

 

Heureux celui que la vérité instruit elle-même, non par des figures et des paroles qui passent, mais en se montrant telle qu'elle est. Notre raison et nos sens voient peu, et nous trompent souvent. A quoi servent ces disputes subtiles sur des choses cachées et obscures, qu'au jugement de Dieu on ne vous reprochera point d'avoir ignorées ? C'est une grande folie de négliger ce qui est utile et nécessaire pour s'appliquer au contraire curieusement à ce qui nuit. Nous avons des yeux, et nous ne voyons point.

 

Qu'est-ce qui vous fatigue et vous trouble, si ce n'est les affections immortifiées de votre coeur ?

 

Qui a un plus rude combat à soutenir que celui qui travaille à se vaincre ? C'est là ce qui devrait nous occuper uniquement : combattre contre nous-mêmes, devenir chaque jour plus forts contre nous, chaque jour faire quelques progrès dans le bien.

 

Oh ! s'ils avaient autant d'ardeur pour extirper leurs vices et pour cultiver la vertu que pour remuer de vaines questions, on ne verrait pas tant de maux et de scandales dans le peuple, ni tant de relâchement dans les monastères. Certes, au jour du jugement on ne nous demandera point ce que nous avons lu, mais ce que nous avons fait; ni si nous avons bien parlé, mais si nous avons bien vécu. Dites-moi où sont maintenant ces maîtres et ces docteurs que vous avez connus lorsqu'ils vivaient encore, et lorsqu'ils florissaient dans leur science ? D'autres occupent à présent leur place, et je ne sais s'ils pensent seulement à eux. Ils semblaient, pendant leur vie, être quelque chose, et maintenant on n'en parle plus.

 

De la prévoyance dans les actions 

 

1.  Il ne faut pas croire à toute parole, ni obéir à tout mouvement intérieur, mais peser chaque chose selon Dieu, avec prudence et avec une longue attention. Hélas ! nous croyons et nous disons plus facilement des autres le mal que le bien, tant nous sommes faibles. Mais les parfaits n'ajoutent pas foi aisément à tout ce qu'ils entendent, parce qu'ils connaissent l'infirmité de l'homme, enclin au mal et léger dans ses paroles. 

2.  C'est une grande sagesse que de ne point agir avec précipitation, et de ne pas s'attacher obstinément à son propre sens. Il est encore de la sagesse de ne pas croire indistinctement tout ce que les hommes disent, et ce qu'on a entendu et cru, de ne point aller aussitôt le rapporter aux autres. Prenez conseil d'un homme sage et de conscience; et laissez-vous guider par un autre qui vaille mieux que vous, plutôt que de suivre vos propres pensées. Une bonne vie rend l'homme sage selon Dieu, et lui donne une grande expérience.Plus on sera humble et soumis à Dieu, plus on aura de sagesse et de paix en toutes choses.

 

De la lecture de l'Ecriture sainte 

 

1.  Il faut chercher la vérité dans l'Ecriture sainte et non l'éloquence. Toute l'Ecriture doit être lue dans le même esprit qui l'a dictée. Nous devons y chercher l'utilité plutôt que la délicatesse du langage. Nous devons lire aussi volontiers des livres simples et pieux que les livres profonds et sublimes. Ne vous prévenez point contre l'auteur; mais, sans vous inquiéter s'il a peu ou beaucoup de science, que le pur amour de la vérité vous porte à le lire. Considérez ce qu'on vous dit, sans chercher qui le dit. 

2.  Les hommes passent, mais la vérité du Seigneur demeure éternellement. Dieu nous parle en diverses manières, et par des personnes très diverses. Dans la lecture de l'Ecriture sainte, souvent notre curiosité nous nuit, voulant examiner et comprendre lorsqu'il faudrait passer simplement. Si vous voulez en retirer du fruit, lisez avec humilité, avec simplicité, avec foi, et ne cherchez jamais à passer pour habile. Aimez à interroger; écoutez en silence les paroles des saints, et ne méprisez point les sentences des vieillards, car elles ne sont pas proférées en vain. 

 

Des affections déréglées 

 

1.  Dès que l'homme commence à désirer quelque chose désordonnément, aussitôt il devient inquiet en lui-même. Le superbe et l'avare n'ont jamais de repos, mais le pauvre et l'humble d'esprit vivent dans l'abondance de la paix. L'homme qui n'est pas encore parfaitement mort à lui-même est bien vite tenté, et il succombe dans les plus petites choses. Celui dont l'esprit est encore infirme, appesanti par la chair et incliné vers les choses sensibles, a grand-peine à se détacher entièrement des désirs terrestres. C'est pourquoi, lorsqu'il se refuse à les satisfaire, souvent il éprouve de la tristesse, et il est disposé à l'impatience quand on lui résiste. 

2.  Que, s'il a obtenu ce qu'il convoitait, aussitôt le remords de la conscience pèse sur lui, parce qu'il a suivi sa passion, qui ne sert de rien pour la paix qu'il cherchait. C'est en résistant aux passions, et non en leur cédant, qu'on trouve la véritable paix du coeur. Point de paix donc dans le coeur de l'homme charnel, de l'homme livré aux choses extérieures: la paix est le partage de l'homme fervent et spirituel. 

 

 

 



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